Road Trip dans l’Ouest Américain : Notre Itinéraire 

L’Ouest Américain… Rien que le nom fait rêver. Qui n’a jamais eu envie de s’élancer sur ces routes infinies, de sentir le vent chaud fouetter le visage en traversant des paysages à couper le souffle, ou de s’arrêter dans un petit dîner typique le long de la mythique Route 66, comme dans un vieux film ? Le Grand Canyon, immense et silencieux, nous rappelle à quel point la nature peut être puissante. Monument Valley, avec ses pitons rouges dressés vers le ciel, nous transporte au cœur de l’Amérique des westerns, en plein territoire Navajo. Et puis il y a ces merveilles presque irréelles : les hoodoos féériques de Bryce Canyon, les paysages presque lunaires de la Death Valley…

Ce coin du monde est sans doute l’un des plus beaux terrains de jeu pour un road trip. J’ai passé un temps infini à préparer ce voyage, mais ça en valait la peine. Deux semaines sur la route, à la découverte de l’Ouest américain, à travers quatre États : la Californie, le Nevada, l’Arizona, l’Utah.

Jour 1 : Arrivée à Los Angeles – Premiers pas en terre californienne

Temps de route à la journée : environ 1h.

Après un vol long mais excitant, nous atterrissons enfin à Los Angeles, la cité des anges. Direction l’agence ALAMO à l’aéroport pour récupérer notre voiture de location : un SUV Mazda CX-50 flambant neuf, parfait pour avaler les kilomètres à venir.

Direction l’hôtel Ocean Park, situé sur la 32nd Street à Santa Monica, à une dizaine de minutes de route de la plage. L’hôtel ne proposant pas de service de restauration ni de petit déjeuner, nous avons fait un crochet par Trader Joe’s, une épicerie pratique à 10 minutes à pied, pour acheter de quoi manger les prochains jours.

Nous décidons de filer directement vers l’océan pour profiter des dernières lueurs du jour. Et quelle meilleure introduction à LA que de commencer par la jetée de Santa Monica?
Le mythique Santa Monica Pier s’illumine à la tombée du jour, avec sa grande roue, ses artistes de rue et même un rassemblement de voitures vintage qui donne une atmosphère digne d’un film. Côté parking, il y a un parking couvert gratuit pendant 1h30 situé au 288-292 Colorado Ave, à seulement 10 minutes à pied du Pier.

Petite promenade ensuite le long du boardwalk, une piste piétonne et cyclable qui relie Santa Monica à Venice en longeant la plage, avec ses palmiers, ses skateurs, ses musiciens et son atmosphère bohème unique. Déjà là, on sent que ce voyage sera exceptionnel.

Jour 2 : Universal Studios & Griffith Observatory – de la fiction au réel

Temps de route à la journée : environ 1h30.

Réveil à l’aube, merci le décalage horaire. Six heures, les yeux grands ouverts, parfaitement reposés. On se prépare et on file à Universal Studios Hollywood, l’un des incontournables de Los Angeles, situé à environ 30 minutes de notre hôtel. On arrive pile avant l’ouverture du parc. Excellente stratégie : on profite d’un parc encore calme et de files d’attente quasi inexistantes. Le parking sur place est à 35$ la journée.

Il y a deux niveaux Upper Lot & Lower Lot. Il y’a environ 10 minutes de marche avec une ribambelle d’escalators entre les deux. Je vous conseille de faire un étage complet puis de passer à l’autre pour éviter de perdre du temps. 

Nous avons commencé par descendre au Lower Lot, ce sont là où se trouvent les attractions les plus populaires. Premier arrêt : Super Nintendo World. L’univers de Mario prend vie autour de nous, c’est coloré, ludique, vivant, on retombe en enfance en quelques secondes. On grimpe à bord de la première attraction du parc avec moins de cinq minutes d’attente, un vrai luxe. Dans la foulée, on enchaîne avec Revenge of the Mummy, des montagnes russes sombres et nerveuses, et Jurassic World, où l’on finit trempés mais le sourire aux lèvres. Les sensations sont bien là, le rythme est parfait. Malheureusement, la seconde attraction la plus populaire du parc, Transformers, était fermée lors de notre venue, pour cause de travaux. 

Remontée vers le Upper Lot. Place au cœur battant d’Universal : le Studio Tour. Là, on embarque pour un voyage fascinant à travers les coulisses d’Hollywood. On traverse Wisteria Lane, le quartier des Desperate Housewives, on longe le plan d’eau qui a vu naître Les Dents de la Mer, on assiste à des démonstrations bluffantes de tremblements de terre et d’inondations dans des décors grandeur nature. Les effets spéciaux, les véhicules de cinéma, les anecdotes sur les tournages… tout nous rappelle à quel point cette industrie fait partie de l’ADN de Los Angeles.

À la sortie, le spectacle continue avec Waterworld, un show explosif entre cascades, pyrotechnie et cascades millimétrées, puis immersion magique à Pré-au-Lard.

Là, l’atmosphère change : on passe de l’action à l’enchantement. Harry Potter and the Forbidden Journey nous embarque dans un périple visuel à travers Poudlard, entouré de sortilèges, de dragons et de Quidditch. Tout est somptueux. On termine avec les Simpsons, un simulateur fun et bien dans l’esprit de la série.

On fait l’impasse sur quelques attractions plus secondaires : Les Minions, Kung Fu Panda car les files commencent sérieusement à se densifier. On lève donc le camp, satisfaits et repus de sensations. Un dernier regard sur les décors, puis cap vers le calme, à vingt minutes de route : le Griffith Observatory. Le parking sur place est à 10$.

Changement total d’ambiance. Les cris et la musique laissent place au silence et au souffle du vent en altitude. Le bâtiment emblématique, perché sur les hauteurs de la ville, offre une vue imprenable sur Los Angeles et sur le fameux Hollywood Sign. On en profite aussi pour visiter le bâtiment célèbre pour son planétarium et ses expositions scientifiques.

Pour finir, on dîne chez The Counter, une chouette adresse pour composer son propre burger, avant de rentrer à Santa Monica. Une première journée bien remplie, on s’écroule de fatigue à 21h.

Notre coup de cœur du jour : le spectacle Waterworld.

Jour 3 : Sur la route de Death Valley – bizarreries et paysages lunaires

Temps de route à la journée : environ 5h30.

Ce troisième jour marque un vrai tournant dans le voyage : les palmiers et les embouteillages de Santa Monica laissent place à une immensité désertique où nous sommes quasi seul sur ce ruban d’asphalte. Le road trip commence vraiment ici.

Notre itinéraire longe un tronçon de la légendaire Route 66, où l’on enchaîne quelques arrêts insolites. Premier stop au Bottle Tree Ranch d’Elmer Long, un délire pseudo artistique entre bric-à-brac et structures en métal décorées avec des bouteilles de récup’ . Pour le déjeuner, on s’arrête chez Peggy Sue’s Dîner, une vraie capsule temporelle rétro. Banquettes en skaï, juke-box et serveuses en tablier et cafetière à la main : on est en plein film des années 50. 

Non loin, on s’arrête au Liberty Sculpture Park : un musée à ciel ouvert en plein désert, où sont plantées de grandes sculptures aux messages politiques antitotalitarisme… parfois sur un ton un peu conspirationniste. L’ambiance y est particulière c’est le moins qu’on puisse dire.

À Baker, on s’arrête chez Alien Jerky : un délire sci-fi version désert, entre beef jerky aux goûts douteux et déco alien kitsch à souhait. Cerise sur le gâteau : une voyante extraterrestre à l’effigie de Trump. Pas sûr que ce soit une parodie. On fait le dernier plein d’essence avant de s’enfoncer dans le désert, au pied du célèbre World’s Tallest Thermometer, un thermomètre géant planté au bord de la route.

L’arrivée dans Death Valley se fait en fin d’après-midi, alors que le vent souffle fort et que le ciel commence à doucement se charger. À l’entrée du parc, nous avons acheté au guichet un pass journalier à 30 $. Le lendemain, nous avons complété le paiement au Visitor Center pour convertir ce pass en Pass America the Beautiful, qui coûte 80 $ au total. Ce pass annuel donne un accès illimité à tous les parcs nationaux des États-Unis, ainsi qu’à beaucoup d’autres sites fédéraux. C’est un bon investissement si vous comptez visiter plusieurs parcs durant votre voyage.

Premier panorama à Dante’s View, perché à plus de 1 600 mètres. En bas, la Vallée de la Mort s’étend comme un mirage blanc à perte de vue. Puis Zabriskie Point, dont les reliefs striés aux teintes dorées et ocres composent un tableau irréel, presque lunaire. Nous quittons les lieux et c’est à ce moment précis que la nature décide de nous offrir un final spectaculaire : l’orage s’abat et nous sommes pris dans une tempête de sable… Ambiance apocalyptique, mais franchement stylée. Un moment qu’on est pas prêts d’oublie

On rejoint notre étape pour la nuit, le Stovepipe Wells Hotel. L’endroit est simple, confortable, parfaitement intégré au décor aride de la vallée. On y trouve aussi un petit General Store et une station essence, aux ressources plutôt limitées. Nous avons dîné au Toll Road Restaurant qui doit être le seul restaurant dans le coin (attention il ferme assez tôt – 20h) 

Un conseil si vous envisagez la Death Valley : téléchargez bien vos cartes hors ligne avant d’entrer dans le parc. Ici, il n’y a strictement aucun réseau, ce qui fait aussi partie du charme de l’endroit. Pour notre part, l’appli Magic Earth nous a été très utile.

Notre coup de cœur du jour : Dante’s view.

Jour 4 : Du silence brûlant de Death Valley aux lumières tapageuses de Vegas

Temps de route à la journée : environ 4h30.

Réveil au cœur de la Vallée de la Mort, et on profite de la fraîcheur relative du matin pour explorer les derniers sites majeurs du parc avant que la chaleur ne devienne écrasante. Premier arrêt aux Mesquite Flat Sand Dunes, ces grandes dunes ondulées de sable fin, où l’on se sent tout petit. Pas étonnant que cela ait servi de lieu de tournage pour Star Wars, le lieu est tellement cinématographique!

On enchaîne avec une randonnée dans le Golden Canyon jusqu’à Red Cathedral, environ deux heures aller-retour dans un canyon aux couleurs jaune-orangé impressionnant. À faire avant 10h, avant que le soleil ne devienne implacable. 

Ensuite, direction le Devil’s Golf Course, un vaste champ de sel aux formes acérées. Incroyablement aride… sauf qu’on y trouve par surprise un point d’eau salée, d’une concentration telle qu’on n’aurait pas osé y tremper un doigt. (Enfin sauf Rémi, qui du coup s’est retrouvé avec les doigts tout blancs!)

Puis vient Badwater Basin, le point le plus bas d’Amérique du Nord, à 86 mètres sous le niveau de la mer : immense étendue blanche, c’est vertigineux tellement c’est sans fin. On termine avec la superbe route panoramique de l’Artist’s Palette, où les roches se teintent de toutes les couleurs.

Il est midi quand nous finissons notre découverte de Death Valley. Changement radical d’atmosphère : on se met en route vers Las Vegas. L’arrivée en ville est comme un choc visuel : on passe d’un silence infini à une hyperactivité bruyante. Une file immense se dresse devant le panneau “Welcome to Las Vegas”. 

On laisse la voiture à notre hôtel le Days Inn et on part à pied vers le Strip, à une bonne vingtaine de minutes de marche. On fait un tour au Coca-Cola et au M&M’s Store, puis on fait notre traditionnel halte au Hard Rock Café pour un burger bien mérité. Les casinos et les jeux d’argent, ce n’est pas notre délire, alors on s’en est tenus à la balade. Sur le chemin, une affiche nous propose de tirer à la mitrailleuse depuis un hélicoptère, pendant que des filles en string posent dans la rue avec les touristes. Vegas dans toute sa démesure. On finit la promenade devant les fontaines du Bellagio, avec leur chorégraphie millimétrée sur fond musical.

Le soir, on pousse jusqu’à la Sphère, la spectaculaire salle de spectacle sphérique recouverte d’écrans LED géants. Pour en profiter tranquillement, on se gare au casino Encore : le parking est gratuit pendant trois heures et offre un bon point de vue. Les lumières de la ville nous aveuglent presque. C’est épuisés que nous regagnons notre hôtel pour la nuit. Hôtel au-dessus duquel on entendra le bourdonnement des hélicoptères une bonne partie de la nuit.

Notre coup de cœur du jour : TOUT DEATH VALLEY

Jour 5 : De l’excès de Vegas à la tranquillité de Zion

Temps de route à la journée : environ 2h30.

Après le tumulte de Vegas, on reprend la route pour un tout autre décor : les montagnes rouges du Zion National Park, dans l’Utah. Ce parc est célèbre pour ses canyons vertigineux, ses falaises rouges et ses panoramas à couper le souffle. C’est un véritable paradis pour les amoureux de nature et de randonnée, avec des sentiers variés allant de la balade facile aux treks plus engagés. Nous arrivons à Springdale, la ville juste à côté, vers midi, en avançant d’une heure avec le changement de fuseau horaire.

Pour faciliter nos déplacements, nous avons laissé la voiture à notre point de chute pour la nuit, le Zion Park Motel à Springdale, car de mars à octobre, l’accès à Zion Canyon se fait uniquement par navette gratuite. On peut la prendre soit à Springdale, juste avant le parc, soit au Visitor Center, mais il vaut mieux arriver tôt pour trouver une place pour se garer. En basse saison (novembre-février), il est possible de circuler en voiture directement dans le canyon.

L’après-midi, on enchaîne deux randonnées plutôt faciles et très agréables. On commence par le Watchman Trail, qui débute directement depuis le Visitor Center, ce qui évite de prendre la navette. Le sentier monte doucement jusqu’à un plateau offrant une belle vue sur la vallée. Mis à part une boucle finale, l’aller-retour se fait par le même chemin. Il faut compter environ 5,3 km, 112 mètres de dénivelé et environ deux heures de marche.

On poursuit avec les Emerald Pools, un itinéraire ponctué de cascades, de bassins naturels et de passages ombragés. La boucle fait environ 4,8 km et traverse les Lower, Middle et Upper Pools, mais rien n’oblige à les faire tous. Le départ se fait à l’arrêt numéro 6, The Grotto, accessible en navette. Cet arrêt a remplacé le numéro 5 Zion Lodge, suite à un éboulement. Pour connaître l’état actuel des accès, il est préférable de consulter le site officiel du parc : www.nps.gov/zion. La randonnée est de difficulté modérée, pas trop exigeante, mais suffisante pour se plonger dans la beauté des paysages. En prime, on croise quelques écureuils et tamias, aussi curieux que nous.

En fin de journée, on fait quelques courses pour manger au motel Zion Park et préparer le pique-nique du lendemain. Après Vegas, Zion marque un vrai changement d’ambiance, plus calme et tourné vers la nature.

Notre coup de cœur du jour : Watchman Trail.

Jour 6 : Au fil de l’eau, des gorges de Zion aux routes de Kanab

Temps de route à la journée : environ 1h30.

Réveil matinal pour une journée hors du commun : aujourd’hui, on part randonner dans l’un des sentiers les plus emblématiques de Zion National Park, The Narrows. Après un petit déjeuner copieux au Porter’s, on prend la navette jusqu’au terminus du parc, Temple of Sinawava. C’est ici que débute la balade, d’abord avec la Riverside Walk, il s’agit d’une balade de 3,5 km aller/retour sur un sentier aménagé et facile qui longe la Virgin River. Cette promenade accessible à tous, même en poussette ou en fauteuil, offre déjà un bel aperçu de la végétation locale et permet souvent d’apercevoir une faune peu farouche.

Au bout de ce sentier commence véritablement l’aventure : The Narrows. Il ne s’agit plus de marcher sur un chemin, mais directement dans la rivière. Les parois du canyon, hautes et resserrées, forment un décor grandiose qui rend cette randonnée si unique. On avance les pieds dans l’eau, parfois jusqu’aux genoux ou même jusqu’à la taille, selon les endroits. La température est fraîche mais supportable en mai. Pas d’équipement spécialisé pour nous, juste nos chaussures de rando, un short et un sac. On réalise toutefois vite que des bâtons sont utiles pour garder l’équilibre sur les rochers glissants, coup de chance, j’en trouve un sur place!
Pour ceux qui souhaiteraient louer du matériel, vous pouvez vous rendre à la boutique Zion Outfitter qui propose tout le matériel de location nécessaire à la randonnée de The Narrows. Elle se trouve juste avant l’entrée du parc, au dernier arrêt de la navette venant de Springdale.

La randonnée se fait en aller-retour, chacun avançant à son rythme dans le courant de la Virgin River. On peut marcher jusqu’à 15 km, selon l’énergie et le temps dont on dispose. Plus on s’éloigne du point de départ, plus la foule diminue, ce qui permet d’apprécier pleinement la magie du lieu. Mais n’oubliez pas qu’il faudra revenir ! C’est plus physique qu’on ne le pense. Avant de se lancer, il est essentiel de vérifier les conditions météo : en cas de risque d’orage, cette randonnée peut devenir dangereuse à cause des crues soudaines. Un panneau situé à l’entrée de Riverside Walk indique chaque jour le niveau de risque. Les rangers ou les boutiques de Springdale peuvent aussi vous renseigner sur la faisabilité, la température de l’eau et les précautions à prendre.

Au retour de notre randonnée, on fait un dernier arrêt n°4, à Court of the Patriarchs, un autre point de vue accessible en navette, qui offre un beau panorama sur trois falaises emblématiques nommées Abraham, Isaac et Jacob.

En fin d’après-midi, on reprend la route vers Kanab, charmante petite ville de l’Utah et idéalement située entre les parcs. Elle sera notre base pour les trois prochaines nuits. On fait quelques courses pour être autonomes sur les repas à venir, avant de rejoindre notre hébergement : ORanch House, un appartement indépendant tenu par un particulier Heinz. L’endroit est top !

Notre coup de coeur du jour : The Narrows, à faire absolument!

Jour 7 : Grand Canyon North Rim : le géant en version sauvage

Temps de route à la journée : environ 4h30.

Depuis Kanab, nous prenons la route en direction de la North Rim du Grand Canyon, à environ deux heures de voiture. Rapidement, le paysage change : on recule d’une heure en traversant une forêt dense de pins, puis de belles clairières qui donnent l’impression d’être au bout du monde, presque dans un pays nordique. Cette partie du parc est bien différente du célèbre South Rim, beaucoup plus fréquenté. Ici, seulement 10 % des visiteurs s’aventurent chaque année, d’autant plus que la North Rim est ouverte uniquement de mi-mai à mi-septembre et moins équipée en infrastructures. Pas de navettes, on explore à son propre rythme en voiture, exactement ce que nous recherchions.

Malheureusement, Bright Angel Point, le point de vue situé à côté du Visitor Center, est fermé cette année. Mais cela ne nous empêche pas de profiter pleinement du reste du plateau, qui regorge de panoramas époustouflants accessibles par la spectaculaire scenic road. Parmi les arrêts incontournables, Point Imperial se distingue comme le plus haut point de vue de la rive Nord, perché à 2683 mètres d’altitude. Nous continuons ensuite au Roosevelt Point, puis le Walhalla Overlook d’où nous apercevons le fleuve Colorado. Au bout de la route panoramique, Angel’s Window nous dévoile une arche naturelle impressionnante qui donne le tournis, puis nous poursuivons notre balade jusqu’au belvédère de Cape Royal, situé à l’extrémité sud de la North Rim. De là, la vue panoramique à 360 degrés est spectaculaire.

Sur le chemin du retour, nous optons pour une randonnée un peu plus longue, le Cape Final Trail. Ce sentier de 6,8 km aller-retour, facile à modéré, traverse une forêt paisible avant d’ouvrir sur un panorama grandiose depuis le sommet des falaises. Là-haut, le Grand Canyon se dévoile dans toute sa démesure. Le silence, l’absence de foule, donnent à ce lieu un caractère presque sacré. Moins accessibles que celles du South Rim, ces vues offrent surtout un sentiment d’isolement total, une expérience rare et précieuse.

En fin de journée, retour à Kanab pour la nuit. C’est un peu de route, mais on garde en tête des images d’une nature brute, immense, silencieuse. La North Rim, c’est le Grand Canyon en version intime. Et ça vaut largement le détour.

Notre coup de cœur du jour : Cape Royal

Jour 8 : Bryce Canyon : au cœur des hoodoos

Temps de route à la journée : environ 3h30.

Situé à seulement 1h30 de route de Kanab, Bryce Canyon, perché à plus de 2 500 mètres d’altitude dans le sud de l’Utah, est un parc national réputé pour son climat plus frais que la moyenne des autres parcs de l’Ouest américain. On s’attendait donc à devoir enfiler une petite laine en arrivant. Mais surprise : en ce début de matinée, le soleil tape fort et la chaleur bien présente.

Le parc est célèbre pour ses hoodoos, ces impressionnantes cheminées de roche rouge et ocre sculptées par l’érosion, qui forment un amphithéâtre naturel unique au monde. Bryce Canyon s’articule autour de deux zones principales : l’amphithéâtre central, cœur battant du parc, et la Scenic Drive, une route qui file le long du plateau, ponctuée de points de vue tous plus impressionnants les uns que les autres. Pour bien explorer les deux, comptez environ six heures. Mais si vous êtes limités par le temps, l’amphithéâtre reste le passage obligé.

Niveau accessibilité, on choisit de circuler avec notre propre voiture : le système de navettes gratuites optionnel (en place d’avril à octobre, de 8h à 18h, et jusqu’à 20h en été) ne couvre que la zone de l’amphithéâtre, tandis que la Scenic Drive, la route panoramique du parc, est accessible par nos propres moyens. On trouve de la place sans difficulté à notre arrivée.

Après nous être garé, nous débutons la randonnée emblématique du parc à Sunrise Point, la boucle Queen’s Garden et Navajo Loop (conseillée dans ce sens pour avoir de l’ombre), avec un retour par le mythique Wall Street, qui débouche sur Sunset Point. Ce parcours de 2h forme une boucle à travers les hoodoos. La remontée finale par Wall Street est un peu sportive, mais largement récompensée par la beauté du lieu. Un must absolu !



En fin de matinée, on poursuit notre découverte de Bryce Canyon en empruntant la Scenic Drive, la route panoramique qui traverse le parc du nord au sud. Pour l’explorer correctement le plus simple est de rouler directement jusqu’au bout de la route puis redescendre en s’arrêtant à chaque belvédère sur le chemin du retour. Les points de vues seront à chaque fois sur la droite, dans notre sens de circulation.

Tout en haut, perchés à plus de 2 700 mètres d’altitude, Rainbow Point et Yovimpa Point offrent une vue dégagée sur les forêts et les strates colorées du Grand Staircase. Entre les deux, on s’aventure sur Bristlecone Loop, une courte boucle d’un peu plus d’un kilomètre. Franchement, ce n’est pas la partie la plus marquante : on traverse surtout des bois morts, sans grande ouverture sur les paysages alentour.

La descente de la Scenic Drive nous offre une série de jolis panoramas. On s’arrête d’abord à Agua Canyon se distingue avec sa vue sur le Grand Staircase-Escalante et ses deux hoodoos emblématiques : The Hunter and The Rabbit. C’est l’un des points les plus photogéniques du trajet. Un peu plus loin, à Natural Bridge, une impressionnante arche naturelle creusée dans la roche rouge (malgré son nom, ce n’est pas un pont, mais bien une arche). À Farview Point, la vue porte loin, très loin, sur les vastes étendues rocheuses du Grand Staircase. Paria View, quant à lui est un emplacement idéal pour observer le coucher de soleil.

Mais le clou du spectacle, c’est sans aucun doute Inspiration Point. Ce belvédère surplombe l’amphithéâtre principal de Bryce dans toute sa splendeur. Je vous conseille vivement de grimper jusqu’à Upper Inspiration Point. La vue y est spectaculaire.

La journée se termine déjà et nous reprenons la route jusqu’à Kanab. Autant Zion m’a plu, autant Bryce Canyon m’a littéralement émerveillée. Si l’on a trouvé cette scenic drive parfois un peu moins spectaculaire (on s’éloigne légèrement des hoodoos par moments), l’amphithéâtre lui, a été un des must absolu du voyage.

Notre coup de cœur du jour : Queen’s Garden & Navajo Loop Trail & Inspiration Point.

Jour 9 : Page : entre soleil brûlant et panoramas mythiques

Temps de route à la journée : environ 2h30.

Après quelques jours passés dans l’Utah, il est temps de reprendre la route vers une autre pépite du sud-ouest américain : Page, Arizona. À peine la frontière franchie, on recule d’une heure. Un petit décalage horaire qui ne change rien à la réalité sur place : il fait 35°C, un soleil de plomb tape sans relâche, et pas un poil d’ombre.

On commence fort avec l’un des sites les plus emblématiques de la région : Horseshoe Bend. Ce spectaculaire méandre du Colorado, en forme de fer à cheval, est accessible via un sentier facile d’environ 15 minutes depuis le parking (10 $). Mais attention : le lieu est victime de son succès. Il y a beaucoup de monde, peu de barrières de sécurité, et certains n’hésitent pas à se pencher dangereusement pour capturer la fameuse photo “parfaite”, même si pourtant il y’a déjà eu quelques morts… Malgré cela, le point de vue reste très joli, mais le nombre de touristes présent gâche un peu l’expérience, à mon sens.

En fin de matinée, on change d’ambiance avec la visite d’Antelope Canyon X, un canyon très étroit et profond creusé par l’eau situé dans la réserve Navajo, un peuple autochtone d’Amérique du Nord. Longtemps marginalisés, les Navajos ont aujourd’hui réaffirmé leur présence sur leurs terres ancestrales, avec un système politique propre, un président, un parlement et un système judiciaire. Même si la réserve a son propre fuseau horaire, les visites sont calées sur l’heure de Page pour éviter toute confusion.

Guidés par un Navajo passionné à l’intérieur du canyon, on circule presque à tâtons entre des parois de roche très proches, parfois à peine espacées de quelques mètres, et où les jeux de lumière filtrent entre les rochers, rendant le lieu très photogénique. Pour des raisons culturelles et de sécurité (les flash floods y sont dangereux), les visites ne se font qu’avec un guide.

Si vous pensez visiter ce type de canyon, sachez que ces sites sont très touristiques et assez cher (100$ en moyenne). Les groupes sont plus grands, les visites rapides, et parfois l’expérience tourne plus autour de la photo Instagram que de la découverte paisible. Une expérience à vivre, certes, mais à nuancer selon vos attentes.

Après ces merveilles naturelles, place au réconfort avec un arrêt bien mérité chez Big John’s Texas BBQ, une véritable institution locale. Au menu : des ribs fondantes à souhait, des effluves de barbecue qui flottent dans l’air et une ambiance résolument américaine.

Dans l’après-midi, on poursuit notre découverte avec un arrêt au Glen Canyon Dam Overlook. La vue sur le barrage et les gorges du Colorado est tout simplement vertigineuse. On prend ensuite le temps de visiter Glen Dam Visitor Center, d’où on peut observer de plus près cet ouvrage impressionnant tant par sa taille que par son rôle essentiel dans la gestion de l’eau et de l’énergie dans la région.

Nous terminons la journée au Lake Powell Lookout Point, qui offre un superbe panorama sur le lac artificiel et la marina. Le lac Powell, qui s’étend sur près de 300 km selon les saisons, fait partie du Glen Canyon National Recreation Area, le Pass America The Beautiful fonctionne aussi ici. C’est un endroit  idéal pour les activités nautiques et les pauses baignade. Un bon plan : la plage de Lone Rock, facilement accessible en voiture, où vous pourrez vous rafraîchir tout en profitant d’une vue spectaculaire sur ce rocher solitaire planté au milieu de l’eau. Nous avons cependant décidé de ne pas nous y rendre car le soleil était bien trop agressif ce jour-là et nous avions peur d’une insolation. 

Pour clôturer cette journée bien remplie, on pose nos valises au Red Rock Motel. Simple, bien situé, confortable : parfait pour une nuit de repos avant de reprendre l’aventure sur les routes de l’Ouest américain.

Notre coup de cœur du jour : Glen Canyon Dam Overlook.

Jour 10 : Monument Valley : immersion au cœur du Far West

Temps de route à la journée : environ 3h30.

Ce matin-là, nous avons repris la route vers Monument Valley et franchi la frontière entre l’Arizona et l’Utah, ce qui signifie aussi un nouveau changement d’heure. À l’approche de la vallée, les célèbres buttes rouges se dessinent à l’horizon, imposantes, presque irréelles. On pensait en avoir déjà pris plein les yeux depuis le début du voyage… et pourtant, Monument Valley nous a complètement coupé le souffle. 

L’accès à Monument Valley est réglementé, car il se trouve sur le territoire Navajo. L’entrée coûte 8 $ par personne, et à noter que le pass America the Beautiful n’est pas valable ici, car c’est une réserve tribale, gérée indépendamment des parcs nationaux.

Une fois cette formalité réglée, nous nous lançons sur la Valley Drive, une boucle d’environ 27 km que nous parcourons seuls à bord de notre SUV. Cette piste en terre, un peu cabossée mais bien accessible, offre une immersion totale dans ce paysage mythique. Les arrêts sont nombreux et bien organisés, avec des zones prévues pour se garer et profiter du spectacle en toute sécurité. La route est ouverte de 6h30 à 17h30 entre avril et septembre, et de 8h à 15h entre octobre et mars. Il est impératif d’entrer sur la piste avant l’heure de fermeture, mais une fois à l’intérieur, vous pouvez rester jusqu’au coucher du soleil.

Parmi les points célèbres sur la Valley Drive, on retrouve les célèbres formations rocheuses comme Mittens Buttes, Totem Pole, et John Ford’s Point, du nom du réalisateur qui a popularisé Monument Valley dans ses westerns. Chaque arrêt offre une vue différente et spectaculaire sur ces monolithes de grès rouge qui s’élèvent au milieu du désert.

Des randonnées qui démarrent depuis le Visitor Center et des balades en cheval sont également possibles.

Après cette aventure, nous avons rejoint le célèbre Forrest Gump Point, ce bout de route légendaire avec Monument Valley en toile de fond. C’est aussi le point le plus à l’est de notre road trip presque un symbole pour nous, comme si ce lieu marquait l’apogée de l’aventure.

Après cette immersion incroyable dans Monument Valley, nous avons regagné notre hébergement, le célèbre Goulding’s Lodge. Sur place, nous avons visité le Goulding’s Trading Post Museum, un petit musée qui retrace l’histoire fascinante du site, ses liens étroits avec le cinéma western (notamment grâce aux nombreux films tournés ici) ainsi que la culture et les traditions du peuple Navajo. Ce musée permet de mieux comprendre l’importance culturelle et historique de la région, bien au-delà des paysages grandioses.

Pour le dîner, nous avons choisi le Stagecoach Restaurant, situé au sein du lodge. C’est une adresse sympa où l’on peut déguster des plats inspirés de la cuisine locale après une journée bien remplie.

Mais, ce qui a vraiment rendu notre séjour spécial, c’est la vue incroyable offerte par l’hôtel : depuis notre terrasse, nous avons pu admirer un coucher de soleil iconique sur Monument Valley, les silhouettes des célèbres monolithes se découpant dans le ciel orangé.

Notre coup de cœur du jour : Forrest Gump Point.

Jour 11 : Cap sur le South Rim : la démesure du Grand Canyon

Temps de route à la journée : environ 4h.

Après avoir quitté la magie envoûtante de Monument Valley, nous reprenons la route en direction d’un autre géant de la nature : le Grand Canyon, côté South Rim cette fois-ci. En franchissant la frontière de l’Arizona, nos montres reculent une fois de plus d’une heure. Ce petit ajustement devient presque une routine à force de traverser les fuseaux horaires, un détail qui ajoute au charme un peu décalé de ce road trip.

Avant même de parler des points de vue et des randos, il faut comprendre comment on circule sur place. La rive sud du Grand Canyon est vaste, et surtout très fréquentée. Pour limiter le trafic et préserver le site, un système de navettes gratuites a été mis en place, surtout en haute saison. Elles passent toutes les 10-15 minutes. Le service commence le matin une heure avant le lever du soleil et se termine un peu moins d’une heure après le coucher du soleil. Le parc est divisé en 4 zones :

  • Tusayan : Navette « Purple » en fonctionnement de mai à septembre, relie Grand Canyon Village à la ville de Tusayan, au sud du parc. Elle est très utile pour les visiteurs qui dorment à Tusayan et leur évite de devoir prendre leur voiture pour rentrer dans le parc.
  • Hermit Road (à l’ouest) : Navette « Red », dessert 9 belvédères. La route étant fermée aux voitures de mars à novembre, elle est accessible uniquement en navette. En allant vers l’est, elle fait moins d’arrêts. Vous pourrez monter à bord à partir des points suivants : Hermits Rest, Pima Point, Mojave Point, Powell Point. Elle vous ramènera jusqu’à Village Route Transfer, où vous pourrez emprunter la ligne bleue pour retourner au Visitor Center.
  • Grand Canyon Village : Navette « Blue » fonctionne toute l’année, dessert les principales infrastructures de Grand Canyon comme le Visitor Center, les hôtels, les boutiques et les restaurants et permet aussi d’aller jusqu’à la Rim Trail. Voiture autorisée mais à éviter en été.
  • Desert View Drive (à l’est) : Navette « Orange » dessert Yavapai Museum, Mather Point, quelques départs de rando et Yaki Point, Au delà, en revanche et ce toute l’année, la circulation n’est pas fermée et vous pourrez prendre la Desert View Drive avec votre propre véhicule.

De notre côté, nous arrivons par la fameuse Desert View Drive à l’est, une route panoramique jalonnée de points de vue spectaculaires : Desert View, Navajo Point, Lipan Point, Tusayan Ruins, Moran Point, et enfin Grandview Point. Chaque arrêt offre une perspective unique sur l’immense gorge. À partir de Grandview Point, visiter le parc en voiture n »est plus autorisé. Il n’est donc pas possible de rejoindre Yaki Point en voiture, uniquement en navette (la orange en l’occurence). Nous nous garons sur un des parkings dédiés, proche du Visitor Center un petit quart d’heure de patience pour trouver une place, rien d’anormal à cette période. 

Nous commençons par nous rendre à Mather Point avec la navette orange, l’un des plus célèbres belvédères du parc, puis nous enchaînons avec Hermit’s Road, direction Mojave Point. De là, une magnifique balade d’environ 2 km commence jusqu’à Powell Point, en passant par Hopi Point. Ces points de vue offrent des panoramas à couper le souffle, on longe vraiment les falaises, une vraie claque visuelle.

Le soir venu, retour à Tusayan, la petite ville aux portes du parc. Nous testons We Cook Pizza & Pasta pour le dîner. Rien d’inoubliable côté saveurs, mais après une journée aussi intense, on ne fait pas la fine bouche. Ce qui compte, c’est l’expérience, et celle du jour était déjà plus que riche. Nous avons passé la nuit au Red Feather Lodge, un hébergement parfait pour récupérer avant de poursuivre notre périple.

Notre coup de cœur du jour : Powell Point à Hopi Point.

Jour 12 : Sur la mythique Route 66 jusqu’à Needles

Temps de route à la journée : environ 4h30.

Aujourd’hui, on reprend la route en suivant un morceau incontournable du voyage : la légendaire Route 66. Notre périple commence par plusieurs arrêts coup de cœur, à commencer par Seligman, petit village chargé d’histoire et d’ambiance vintage à souhait. Ensuite, on découvre le fameux Hackberry General Store, un véritable trésor rempli de souvenirs et d’objets rétro, une étape à ne pas manquer !

Sur la route, surprise incroyable : on aperçoit des dust devils (ou tornades de sables) qui tourbillonnent au loin, un spectacle naturel impressionnant qu’on n’oubliera pas. La conduite sur ces routes ouvertes avec notre playlist spéciale à fond, la fenêtre ouverte, c’est vraiment ça la liberté du road trip américain !

Pour le déjeuner, on s’arrête à Kingman au Rutherford 66 Family Diner, une adresse qu’on recommande chaudement : une cuisine américaine savoureuse, généreuse et à prix très raisonnable.

L’après-midi, on traverse le Sitgreaves Pass avant d’arriver à Oatman, un village western qui semble sorti d’un film. L’ambiance y est très authentique et ce qui fait vraiment le charme du lieu, ce sont les fameux ânes en liberté qui déambulent dans les rues et sont les vraies stars du coin. Un moment vraiment fun et typique à vivre.

Nous terminons cette journée à Needles, petite ville posée au bord du fleuve Colorado, dans la chaleur écrasante du désert. Il fait 42°C en fin d’après-midi, et l’ambiance est clairement étouffante. Nous passons la nuit au Red Roof Inn, un motel simple et sans prétention. C’est une étape de transition, sans charme particulier, mais pratique pour couper la route avant de poursuivre notre itinéraire le lendemain.

Notre coup de cœur du jour : Oatman.

Jour 13 : Joshua Tree, le paradis des cactus

Temps de route à la journée : environ 4h30.

Aujourd’hui, nous quittons Needles direction Joshua Tree, notre dernier parc national, situé en Californie. Il a la particularité de regrouper deux déserts aux écosystèmes bien différents : le désert du Colorado, plus bas en altitude et plus aride, et le désert de Mojave, plus élevé, où l’on trouve les fameux Joshua Trees, ces yuccas aux formes tordues qui donnent leur nom au parc. Pour les fans du groupe U2, ce nom évoquera sûrement leur album culte sorti en 1987. Il est également pour être un super spot d’observation des étoiles car il n’y a quasi pas de pollution lumineuse.

Nous entrons dans le parc par l’entrée nord, à Twentynine Palms, direction notre premier arrêt : le Cholla Cactus Garden. Une courte boucle de 400 mètres permet de se promener au milieu d’une dense population de cactus « cholla », aussi beaux que redoutables. Un décor vraiment unique, c’est vraiment joli. (PS : au coucher de soleil ça doit être une dinguerie!) En repartant, on croise un magnifique lézard qui se laissera approcher pour quelques clichés.

À quelques minutes de route, on s’arrête à Skull Rock, un énorme rocher en granit creusé par le temps, qui rappelle un crâne humain. Il est visible depuis la route, mais une petite balade autour permet de découvrir d’autres formations rocheuses typiques de la région.

Pour prendre un peu de hauteur, on grimpe ensuite à Keys View, un belvédère spectaculaire qui surplombe la faille de San Andreas. De là, on a une vue panoramique sur tout le désert, avec un aperçu sur les montagnes au loin.

L’après-midi, direction Hidden Valley, une randonnée d’environ 1h, facile, une boucle d’environ 1,5 km. Ce petit canyon fermé était autrefois utilisé comme cachette par des voleurs de bétail ! Aujourd’hui, c’est un lieu paisible, entouré de rochers géants, de pins et de yuccas. Le sentier est bien balisé, accessible à tous, et offre un condensé du charme du parc.

A noter, Joshua Tree se situe en plein désert. C’est un parc où il n’y a aucun point d’eau et le réseau téléphonique est très limité. Il faut donc anticiper, ramener son eau et sa nourriture, avoir le plein d’essence etc…

En fin de journée, nous quittons le parc par l’entrée Ouest et passons la nuit à Desert Hot Springs, à l’hôtel Onsen Hotel & Spa. Un hébergement très agréable, surtout grâce aux sources chaudes naturelles accessibles sur place. Ce sera notre seul moment baignade de tout le séjour !

Notre coup de coeur du jour : Hidden Valley.

Jour 14 : Palm Springs, retour à Los Angeles et fin du road trip

Temps de route à la journée : environ 2h30.

Ce matin, après un bon petit déjeuner copieux, on démarre à Palm Springs avec une visite qui nous a vraiment marqués : le Palm Springs Air Museum. Ce musée, dédié à la Seconde Guerre mondiale, est en grande partie tenu par des vétérans, ce qui rend l’expérience très authentique et émouvante. Découvrir ces avions d’époque et entendre leurs histoires nous a profondément touchés, un moment riche en émotions qui a donné un sens tout particulier à cette étape. Le musée est assez grand, et on y aura passé quasiment une demi journée.

Ensuite, direction Los Angeles pour la dernière étape du voyage. On fait un saut rapide dans Downtown LA, histoire de profiter une dernière fois de l’énergie de la ville, entre buildings modernes et street art coloré, robots livreurs et voitures autonomes.


Pour notre dernier repas américain, on ne pouvait pas passer à côté du classique Shake Shack ! Enfin, on termine cette aventure au Los Angeles Athletic Club, un hôtel bien situé et cosy, parfait pour se reposer avant de rendre la voiture de location et de reprendre l’avion demain matin.

Notre coup de cœur du jour : Palm Springs Air Museum.

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